31/8/2007
C’est une simple demande d’information, pas encore une enquête. Pourtant, la démarche de la Commission européenne auprès du gouvernement italien pour avoir des détails sur les avantages fiscaux concédés par l’Etat aux diverses confessions religieuses, a déclenché, mercredi 29 août en Italie, un concert de protestations. Principale visée, l’Eglise catholique a aussitôt dénoncé, par la voix du président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, “une attaque à visée idéologique”. A droite, un porte-parole de l’Union des démocrates du centre, d’origine démocrate-chrétienne, a assimilé la requête de l’Union à “une régurgitation d’anticléricalisme”. Pour l’euro-parlementaire d’Alliance nationale (droite), Adriana Poli-Bortone, “l’Union ferait mieux de faire son mea culpa pour les centaines de milliards d’euros distribués sans contrôle à des ONG fantômes ou de complaisance”. Deux ministres du gouvernement Prodi ont également critiqué l’initiative européenne comme étant “une instrumentation politique”.